Notes de Voyage depuis le Japon


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Note n° 1 Jour d'arrivée de Corée

Tada Ima ! J'arrive !

Et on répond normalement : o'kaeri ! bienvenue.
Il s'agit là de formules de politesse employées quotidiennement au Japon, presque jusqu'à l'obsession et que nous répugnons à utiliser de fait de leur côté formel à l'extrême. Mais pourtant elles me sont venues à l'esprit dès que j'ai pénétré dans un restaurant japonais.
En effet, si les coréens sont assez fiers de leur spécialités culinaires et prétendent qu'elles sont extrêmement bénéfiques à la santé, et si en effet en y mettant le prix on peut manger par exemple de succulents filets de boeufs, l'accompagnement généralisé de légumes et sauces très pimentés sont souvent une torture pour l'ensemble de l'appareil digestif. Et c'est donc avec soulagement que j'ai retrouvé le poisson cru et les beignets de tempura.

Pour ce retour en terrain familier, j'ai opté pour le grand huit : la Yamanoté, ligne de métro circulaire qui fait le tour de Tokyo en passant par ses points vitaux : Shibuya, Shinjuku, Ueno, Akihabara, Ikebukuro, etc...

Une très longue promenade à pieds tout d'abord par le magnifique parc de Shinjukugyoen, ancien jardin impérial avec jardin à la française, roseraie, bassin aux nénuphars et essences sublimes pour aller de mon lieu de résidence à Shibuya.
On traverse ainsi en un saisissant raccourci des aspects incroyablement variés du Japon d'aujourd'hui entre calme, paix et frénésie débridée (évidemment !)

Après les tenues vestimentaires et autres coiffures hyper "branchées" on retourne à l'univers du travail et du quotidien ordinaire de Ueno à Akihabara, temple de l'électronique, forcément branché là aussi, où l'on croise pas mal d'étrangers en quête des dernières nouveautés pixellisées de frais.

Chacun reste très concentré sur son téléphone portable dont on se demande si c'est encore un appreil servant à s'exprimer en parlant, tant tout le monde semble tellement affairé à pianoter sur le clavier avec les yeux fixés en permanence sur l'écran.
Un sujet d'étonnement perpétuel tout de même : pourquoi les femmes japonaises doivent absolument courir dès qu'elles se sont mises en tête de traverser une rue ? On peut les voir déambuler très calmement sur le ton de la promenade et pourtant les voilà qui cavalent sans raison apparente aussitôt qu'elles évoluent sur un passage pour piéton. Peut-être est-ce à cause des petites musiques destinées à faciliter l'exercie aux mal-voyants ? Pourquoi leurs homologues masculins semblent-ils observer un comportement "normal" dans des circonstantes identiques ? J'ai bien peur de ne jamais connaître la réponse à cette question.

Christian Taguet.

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