L'histoire

Nous croyons tous connaître Frankenstein, le monstre pathétique et lourdaud des films de James Wales... et nous avons tout faux!

Frankenstein est le fruit de la douleur.
Roman fantastique écrit par Mary Shelley, jeune femme anglaise dont la vie torturée est symptomatique des antinomies du 19ème siècle: société ultra codifiée et rigide confrontée aux mille espoirs des découvertes scientifiques - électricité et biologie, où le fabuleux pouvoir de création de Dieu semble pouvoir être rattrapé par l'homme - et aspiration à de nouveaux modes de pensée, forcément plus humanistes et spirituels.

Ce monstre innomé, fantôme d'un nouvel ordre, n'est rien comparé à celui qui l'a créé. C'est le tourment et l'ambition du créateur qui sont ici représentés. Sur scène, les personnages veulent construire un autre monde et s'engagent à tel point qu'ils deviennent leur propres créations. Le décor, de même manière, se transforme au fil de l'histoire: de l'université d'Ingolstadt au bateau pris dans les tempêtes de l'Antartique, il devient laboratoire, château, hôpital...

Ici, point de parole, le corps est langage, créateur et créature. S'appuyant sur une mise en scène où la danse contemporaine se mélange au vocabulaire du cirque, le groupe tente sans cesse d'accoucher de son image: n'en sortent que des avatars humanoïdes; certains aussi hideux que le monstre de Frankenstein et d'autres aussi attendrissants que la brebis Dolly. Lorsqu'ils accèdent à la raison, c'est la haine et la révolte qui les emportent...
Poursuites horizontales, jongleries, danses au sol ou aériennes à un, deux ou trois sur un trapèze, les personnages vont et viennent, s'agrippent, s'interpellent, fuient devant l'horreur de leurs inventions, le feu et la grâce se mêlent et s'affrontent sur des rythmes technoïdes déchirés par les grincements d'un saxophone extasié.

Ce spectacle est né de la rencontre du Cirque Baroque et des organisateurs du Festival Kunstfest de Weimar - Capitale culturelle européenne en 1999 - articulé autour des travaux de Wolfgang Deichsel sur le mythe prométhéen de Frankenstein.

Distribution 

cette production a reçu l'aide à la création du Ministère de la Culture this production has received an assistance of France Culture's Ministry co-production Weimar 1999, Capitale Culturelle de l'Europe le Cirque Baroque bénéficie du soutien de Cirque Baroque benefits of the financial help of Ministère de la Culture et/and Conseil Général du Val de Marne

CHRISTIAN TAGUET conception

Né en 1948 Comme comédien et musicien il a travaillé à différents projets au théâtre et au cinéma avec, entre autres, William Klein, Claude Berri, Roger Blin et Le Théâtre National de Strasbourg. Acrobate autodidacte, il crée la Compagnie "LE puitsauximages" en 1973. En 1987, il fonde une deuxième troupe afin de développer plus avant des spectacles de création: "CIRQUE BAROQUE". De 1992 à 1999, il a assumé également la Direction artistique du Festival PARADE(S) à Nanterre. En 1992, il prend la direction artistique de l'Ecole de Cirque de Chevilly Larue. Dirige la création d'évènements pour Kenzo, Apple, Badoit, Petit Bateau, Lancia, Nokia, Gymnase Club Impliqué dans tout ce qui concerne les Arts du Cirque en France, Christian TAGUET est membre du conseil d'administration du CNAC (Centre National des Arts du Cirque) et fait partie de la Commission d'aide à la création (Ministère de la Culture); il fut également président du Syndicat des nouvelles formes des arts du Cirque (1998-99). Il a obtenu le Grand Prix National du Cirque en 1986. Nomination au grade de Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres en 1995.

AGUSTIN LETELIER direction

Valparaíso - Chili - 1967 Débute avec la compagnie Evolución Auteur de pièces de théâtre et de scénarios, chorégraphe, il reçoit en 1985 le prix de la révélation théâtrale, étudie la danse et la littérature à l'université du Chili. Il crée plusieurs groupes de théâtre et organise des représentations clandestines anti militaristes. Entre 1985 et 1990, il écrit des dialogues pour des pièces radiophoniques et des pièces de théâtre pour enfants. Il fait partie du Collectif artistique du théâtre Victoria de Valparaíso, sous la direction du poète Enrique Moro et entre au Théâtre C.I.T.E. dirigé par Juan Edmundo González. En 1989, création du Teatro del Silencio dont il est l'un des membres fondateurs. Durant 6 ans, ils créent diverses oeuvres de théâtre gestuel et de Spectaclesderue représentés dans le monde entier. Il est récompensé en 1993 comme meilleur acteur de l'année par le Grand Prix des Arts du Spectacle, pour son rôle dans "Taca Taca, mon Amour" du Teatro del Silencio. Il étudie à Paris, notamment en recherche théorique et pratique sur le théâtre Nô et Kyogen. De 1994 à 1997, il participe à la création de "Candides" du Cirque Baroque, tout en poursuivant son travail d'auteur. En 1998, Christian Taguet lui confie la mise en scène de "Ningen" et en 1999, celle de "Frankenstein". Il participe également à ces deux créations en qualité de comédien et de chanteur et part en tournée à travers le monde avec ces deux spectacles. En 1999, il assume également la mise en scène du spectacle "Illusion" de la Compagnie "Tout fou tout fly".

ENZO IORIO décors et costumes

Etudie l'architecture à la faculté de Naples. Passionné de musique il participe à différents groupes de recherche dans sa ville natale avant de se lancer dans l'aventure théâtrale tant en France qu'en Italie. A Paris, il étudie à l'école de Mime Corporel d' E. Decroux et crée la "Compagnie Du Perhaps". Ensuite il se consacre à la Danse Contemporaine et crée la "Compagnie '86". Créateur Vidéo, il réalise des clips pour la publicité, des documentaires sur l'architecture, le théâtre et des créations pour la danse. Parallèlement, il continue sa recherche dans les arts graphiques et commence à créer des décors pour différents spectacles et opéras (Phi-Phi, Carmen, Il Signor Bruschino, Panurge, Les Saltimbanques, Le Barbier de Seville).

JEAN MARIE PROUVEZE lumière

Première création à Marseille en 1973 puis il monte à Paris pour explorer toutes les disciplines pour lesquelles la mise en lumière est vitale. Cet itinéraire initiatique le conduit vers des prestations aux exigences extrêmes. De l'inauguration de la pyramide du Louvre, aux concerts du groupe Urban Sax sur les grands édifices, des défilés Chanel ou Kenzo à travers les continents, aux concerts de Jacques Higelin, des tragédies de Corneille à l'énergie d'MC Solaar, des cérémonies d'ouverture des jeux Méditerranéens aux comédies musicales: May flower ou Embrasse moi idiot, de la consécration de la mosquée de Casablanca au délire du cirque Archaos. Pour lui la conjonction et le reflet de toutes ces expériences le guideront à la croisée des raves parties et de l'opéra, de la tragédie classique au cirque rock, des grandes cérémonies officielles aux féeries des comédies musicales, il greffe à ces évènements - en plus de toute la lumière traditionnelle - la technologie de demain: images, couleurs, asservissements, mouvements et inventions. "La lumière est la porte d'accès entre l'expression artistique et le public". Jean Marie Prouvèze travaille avec les nouvelles formes de créations et inventions artistiques qui lui permettront de réinventer toujours son métier.

Dates

92 représentations
1999 :
France
: Avant première à Villemaréchal, Bourg en Bresse, Obernai, Orly et Vienne -
Allemagne
: Weimar - en coproduction.
2000 :
France: Blagnac, Fontainebleau, Niort, St Lô au Festival les "Nuits foraines" et St Quentin en Yvelines - Allemagne: Mainz - Chili: Santiago - Danemark: Aalborg - Italie: Bologne - Norvège: Porsgrunn et Skien - Philippines: Manille - Suède: Göteborg.
2001 :
La Seyne sur Mer: "Janvier dans les Etoiles".